5 avril 2011

Ta voix


Matin d'avril...
Ta voix venait de très loin, du fond du corps
Voix rauque  messagère du temps

Voix vaisseaux des atmosphères de ces contrées lointaines où les forêts sont noires
Voix cache-cache, fourre-tout aux trésors infinis

Une voix étrangère qui dans ta bouche sonne comme une musique mais qui ne caresse pas

Une musique de hantise plutôt porteuse de ces frissons qui font faire des rêves extrêmes

Ta voix que je ne reconnais pas...
 

1 avril 2011

L'homme opaque


Derrière ma fenêtre...

Depuis hier, une pluie obstinée enveloppe ma campagne.
Une pluie épaisse, interminable qui a frappé le sol jour et nuit avec une régularité lasse, une pluie qui a effacé les arbres d'en face, tirant sur les fenêtres un rideau derrière lequel se cacher.

Ce matin, tu n'as rien dit.
Tu es parti, le front pâle et plissé, le regard aussi gris que la pluie qui lèche les carreaux.
J'ai froid. L'épaisse laine que j'ai ramenée sur mes épaules ne suffit pas.

Tu es parti, tu n'as rien dit.
Homme opaque, muet parfois même quand tu parles, noué à tant d'images qui rongent ta mémoire.

Maintenant, la pluie a cessé mais ma rue semble pourtant toujours engourdie, comme en attente de quelque chose d'indéfinissable et moi, j'ai l'impression d'être tombée dans un vide d'où ne me parvient qu'une musique indistincte, une musique qui pourtant s'insinue obstinément, qui ne ressemble à rien.

Tu es parti, tu n'as rien dit.
J'ai froid.

31 mars 2011


Et l'homme mauvais arma la beauté du monde 
Et saccagea tout sur son passage...

12 mars 2011




Toi, ma gourmandise...
Je te regardais parler, raconter, épeler le temps.
Et je n'avais envie que de poser ma tête sur ton ventre.
Retrouver cette souplesse sous l'oreille quand  je l'avais posée la première fois.
Réapprivoiser cette terre où j'avais échoué. 

Et conserver simplement et encore le souvenir de ce contact magique et troublant. 

Mon lobe sur ton îlot.    

    

8 mars 2011

Le zéphyr aurait pu suffire...


Dans le Lauragais, un soir ...
Jamais, on ne peut prédire l'effet d'un paysage inconnu.
On s'élance en campagne comme on s'élève dans la vie.

Nu...

On peut vivre des années dans l'imaginaire en fonction d'un projet de réussite et tout à coup, un lieu, un paysage nous fait lâcher prise; la bulle dans laquelle on s'était enfermé, s'ouvre pour nous laisser ressortir...

Presque nu.

Je l'étais, ce soir-là, nue, sur ce balcon fait de pierres disjointes, la plante des pieds réchauffée par un soleil qui avait brillé dès les petites heures. Nous avions toi et moi traversé les vallons multicolores et fatigués par cette longue marche, nous avions décidé de nous reposer avant de remplir nos ventres. Tu t'étais allongé sur ce lit inconnu et moi, dépouillée de mon apparat, j'étais sortie du ventre de cette vieille bicoque qui respirait à l'unisson de ton souffle. 

J'étais là, face à la terre, l'air commençait à tiédir mais je n'avais pas froid. J'avais l'impression que tous les pores de ma peau respiraient autant que mes poumons qui humaient l'air.

Douceur de la fin du jour, inoubliable pour ceux qui y sont nés et ceux qui y renaissent.
Apaisement que je ne découvrais pas mais que je retrouvais comme  ces sensations d'autrefois dans les bras de mon père, puis dans les vôtres mes amours. 

En cet instant-là, je naissais à nouveau, moi, la femme transfusée par la chaleur et le rêve offert par ces courbes verdoyantes, ce noyau mammaire central,  ces bruns orangés semblables à nos peaux enivrées de soleil...

Oui, je renaissais bercée que j'étais par le paysage et le tendre zéphyr né d'un joli duo de l'homme endormi et de la nature.

6 mars 2011

Ton corps s'évapore...

Ta tête posée sur mon épaule est secouée par de longs sanglots. 
Tes larmes, mon amour glissent dans mon cou.
Je ne me souviens pas t'avoir vu pleuré comme ça ou plutôt si.
C'était autrefois, tu venais de perdre ton père, ton roi. 
Alors, je connaissais si peu de toi.

Aujourd'hui, ton chagrin d'homme suit mes pas.
Toi, le fort, l'invulnérable, tu laisses cheminer ta peine en te blottissant contre moi.
Elle coule, inonde tout...
Mon col, ma peau..., mon moi. C'est nouveau, pour toi et moi.

Alors, je te berce, comme ta mère avant moi. 
Quand enfin tu t'apaises, épuisé par les flots, tu t'endors  dans le creux de mes bras. 

Et seulement, je pleure ta peine. 
Nos larmes, mon amour se mélangent sur nos draps, je ne te le dirai pas...
Dors, je reste près de toi.

15 février 2011

La répétition

Objet dérisoire du quotidien! Qui permet de recommencer, sans fin... ou presque!




La répétition est un éternel recommencement...
La répétition est un perpétuel présent,
La répétition est circulaire, obsessionnelle, périodique, automatique, compulsive, jouissive,
La répétition est un réflexe conditionné,
La répétition est un instinct grégaire,
La répétition est une loi de l'espèce,
La répétition est une banalité quotidienne,
La répétition des mêmes gestes est sans fin,
La répétition est taylorienne,
La répétition est une reproduction...

La répétition...

14 février 2011

Les amoureux

Les amoureux dans la vitrine. Malmedy. Décembre 2010.

Les amoureux véritables s'inventent un univers, un havre imaginaire avec ses vaudoux, ses lettres cryptées, ses farces et attrapes; joyeuses naïvetés et enfantillages de leur état, où seuls égarés, ils promènent leur amour.

Lorsque l'amour s'épanouit, il reste bien plus qu'un pétillement dans les yeux, quand des années plus tard, elle et  lui resongent à ce paradis merveilleux qu'ils se sont créés.

Quand  les amoureux veulent partager avec ceux qui les entourent l'émotion qu'ils ressentent, ils y parviennent rarement. Les autres demeurent en marge de leur enchantement singulier: d'autant qu'ils vivent le leur, tout aussi  clos.

Je persiste à penser que ce qui appartient aux amoureux et est invisible aux autres  l'est uniquement par le soin incessant que les protagonistes mettent à rester les gardiens et ordonnateurs du miracle qui les unit. 
Que les moments passés à s'aimer et imprimés sous les paupières closes sont autant d'images et de paysages , de vagues ressacs que nul ne peut désagréger... même pas, eux!


12 février 2011

Mon navigateur, mon guide...

Je viens d'apprendre une triste nouvelle.
Un ami cher, mon navigateur s'en est allé lundi.

Je le pleure.
Mes pensées accompagnent les siens, sa boussole, qui m'a prévenue  de son départ.
Je suis touchée, immensément , je perds un véritable ami, un guide de la rue des blogs.
Je suis bouleversée aussi qu'il ait demandé à ce que l'on me prévienne de son ultime voyage moi qui n'ai pas su lui dire au revoir.

En sa mémoire, je remets en ligne une note très ancienne et notre échange.


Jeudi 1er mai 2008
Vous qui savez...

Une fois que l'on sait une chose on ne peut plus jamais ne pas la savoir. On ne peut que l'oublier. En faussant le temps, elle indiquera l'avenir aussi longtemps qu'elle restera dans la mémoire. En toute circonstance il est plus sage d'oublier, de cultiver l'art de l'oubli. Se souvenir c'est affronter l'ennemi.
La vérité loge dans la mémoire, dans une partie que l'on croit inaccessible et qu'une situation, une odeur, une musique réveille comme hier après-midi.
Une musique venue des ondes, inattendue et si profonde qu'elle m'a clouée sur place...
Pourquoi dites-moi, me suis-je transformée en fontaine?
Quels souvenirs cette musique est-elle allée chatouiller au point de faire venir mes larmes?
Qui peut savoir...
J'ai perdu la mémoire!


Les noces de Figaro de Mozart.
" Vous qui savez ce qu'est l'amour, dites-moi ce que c'est..."



On n'oublie rien... (on s'habitue, c'est tout.. comme disait Brel).
On met de côté.
Et puis, tôt ou tard, ça ressurgit...
Je connais. Je connais trop bien.
C'est donc qu'on n'est pas allé au bout.
Et qu'on ne sait pas pourquoi.
Même si on devrait avoir la clé...
J'aime assez l'idée, on n'oublie rien on s'habitue... je crois que c'est exactement ça!
Et puis un jour le bouchon saute... et paf, c'est la surprise qui nous oblige à voir ce que l'on a ignoré!
Merci mon beau navigateur!

11 février 2011

La répétition des choses

Julie, bergère...
Chaque jour sur le coup de 16 heures, lorsque ma tête explose d'avoir trop pensé, j'ai pris pour habitude de m'en aller chemin faisant avec mes bêtes,  mes poches et mes cliquetis joyeux, à travers ma campagne.

Hier ne dérogeait pas à la règle. 
Je me  promenais donc mèches au vent lorsque je me rendis compte que  mes pas du jour écrasaient l'identique verdure  que j'avais malaxée, piétinée la veille et l'avant-veille encore... 

Que moi Julie, que la notion même d'habitude horripile,  je frôlais de mes sabots (si, si, cela convient à la bergère que je suis, ... ;-)) ) la même herbe spongieuse que la veille, l'avant-veille et probablement  celle du jour d'avant encore. 
Que moi, la bravache qui rue dans les brancards pour que la vie se colore de nouvelles fantaisies,  je me confrontais toute seule à l'habitude en me créant ma routine, mes habitudes et une répétition des choses parce qu'inconsciemment  et bien que j'en ai peur, je  suivais mon rythme naturel  fait...

... de routine, d'habitude et de répétition des choses...

Comme quoi... ;-) 

9 février 2011

Dans mes bois..., à deux battements d'ailes de chez moi...

Quand je marche, je ne peux m'empêcher d'écouter mes pas.

Et les scroutchs et les scrongs que font mes habits, mon sac, 
mes pièces dans ma poche.

J'ai toujours des pièces en poche.
A la fois, cela m'énerve et en même temps, j'aime bien cela. 

L'écho de mes pas dans ces bruits familiers.

Aujourd'hui, j'avais 4 pièces en poche.

Pour cesser ce cliquetis, il aurait fallu que je les répartisse dans 4 poches chacune.

Je n'avais pas assez de poche...

Il faudra que je remédie à cela...

10 décembre 2010

Petits mots du soir... Décembre 2010.

Mon nom vous est étranger,
Il le restera sans doute
et au fond n'est-ce pas là le paradoxe.

Je vous écris comme on jette une bouteille à la mer
sans être pour autant naufragée.

Je vous écris pour colorer du papier
pour créer une connexion électrique, magnétique...


Pour que l'énergie circule
Entre vous et moi...


3 décembre 2010

Le nours à mon Pierrot!




Une lampe pleine de poésie, de Matthew Kinealy
vue chez Emmanuel Chaussade, un blog ami.

Dis mon Pierrot!
 Faudrait surveiller ton Nours!

 Voilà qu'il se prend pour MA lampe de salon!


L'Alsace au féminin


Dans les rues de Haguenau, un jour d'octobre 2008.


Une vitrine.
Mon regard se pose sur elle, statue de marbre.
La grâce en courbe fine.

Mon envie pleine de la capturer.

Photographie des chemins sombres et de lumière.
Elle, si fascinante.

Proche et lointaine.


Me retrouver.
Errer dans les jardins fleuris.

Me perdre et me tendre.
Apprivoiser l'aurore.

Galbes des abandons.
Offrandes au petit jour.

Pour toi, mon amour. 


1 décembre 2010

Mangez-le si vous voulez...


 
" Périgord, Hautefaye. 
Mardi 16 août 1870, jour de foire, sous le soleil ardent d'un été torride encore surchauffé par l'attente des nouvelles de la guerre déclarée à la Prusse. 

Celles-ci ne sont pas bonnes. 

Pour les paysans, patriotiquement attachés à l'Empereur, c'est à ne pas croire. Deux jeunes du village ont été tués à Reichshoffen. Comme eux, Alain de Monéys doit bientôt partir pour le front de Lorraine. 

Quand il arrive au village pour régler diverses affaires on comprend mal ses propos ; il est d'abord giflé, puis roué de coups sans pouvoir s'expliquer — ou plutôt sans être écouté. Les villageois se transforment en une horde contre leur victime innocente prise pour un espion prussien.

Et c'est le déchaînement bestial, même ses amis s'y mettront et ce sera le lynchage, la torture, la crémation.

Le maire du village, complètement dépassé par les évènements criera même à la foule délirante...

Mangez-le si vous voulez...

Ce qu'ils firent..."



Ce n'est pas un roman.
C'est bien pire.
C'est la vie.
Je ne le savais pas.
Alain de Moneys, frappé, torturé, brûlé vif au bourg de Hautefaye, le 16 août 1870. La foule l'accusait d'envoyer de l'argent aux prussiens et d'avoir crié : Vive la République!


De toi à moi,

Julie, mais Julie reprends-toi!
Jamais tu n'aurais suivi.
Jamais.
Ni moi non plus d'ailleurs. 

On se serait opposés à ce massacre... 

Parce que dans nos vies, nous avons toujours fait preuve de discernement.
Nous ne sommes pas du genre "emportés ou hystériques".
Nous détestons les mouvements collectifs, la violence...?

On se serait opposés, nous n'aurions pas suivi...
Parce que nous sommes des libres penseurs, Julie!
Souviens-toi, nous ne craignons pas de nous démarquer, d'agir individuellement...

Je n'en reviens pas!
Comment peux-tu douter de toi à ce point?
Jamais tu ne te transformerais en barbare, jamais tu ne donnerais à manger la chair d'un ami à un de tes enfants, ...


Jamais, Julie, jamais...

Tu es bien trop douce... 




29 novembre 2010

Des fois...



"Tu vois, cette tristesse-là, 
je ne suis pas capable de t'exprimer 
d'où elle vient.
Des fois, je ne pense à rien, 
je regarde des crayons posés sur une table,
ou un téléphone qui ne sonne pas, 
ou une voiture qui passe, 
enfin je surveille d'un œil des choses qui ne veulent rien dire. 
Et d'un coup, tu vois, 
je ne sais pas pourquoi, mais ça vient,
je me sens devenir triste." 
Jean-Paul Dubois 


Les fleurs de mon jardin. Mars 2009

"Tu vois, cette joie là, 
je ne suis pas capable de t'expliquer 
d'où elle vient. 
Des fois, je ne pense à rien, 
je regarde les couleurs de mon jardin, 
les livres que je n'ai pas encore lus, 
ou mon vtt qui sommeille dans mon garage 
en attendant les beaux jours, 
enfin je surveille d'un oeil des choses qui ne veulent rien dire. 
Et d'un coup, tu vois, 
je ne sais pas pourquoi, mais ça vient,
je me sens devenir joyeuse." 
Julie


Et vous mes amis, quelle serait votre version? 


27 novembre 2010

Une histoire de temps

Cimetière américain de Henri-Chapelle, le 16 décembre 2007.

La douceur convient à l'amour.

La lenteur aussi.
La lenteur du temps que l'on prend pour dire:  

"Je t'aime"

C'est parmi les temps les plus précieux qui nous restent à la fin de nos jours.

L'amour est une histoire de temps plus que d'espace.

C'est une histoire qui se relie directement à la femme.

La femme est l'horloge de l'homme, la sienne aussi de temps en temps.

En tant que femme, j'ai le temps inscrit à l'intérieur de mon ventre, de mon corps.
Même de mon âme qui de temps en temps sort danser un peu dans le vent.

Alors que toi, l'homme, tu es plus occupé à conquérir l'espace.

Pourquoi dis-moi, mènerais-je tes combats, moi qui ai déjà, conquête sur le temps?


24 novembre 2010

Dans ma tête...


J'ai comme tout le monde quelques faiblesses.

J'ai dans la tête des araignées poilues qui tricotent des absurdités.
Quelques friselis sourds de bourdons fredonnant secouent mes pensées. 

Certains jours, ma tendre cervelle est pignochée de toutes parts par des rêveries fugaces, tels des pics sur l'écorce dorée de mon chêne refuge.

Car souvenez-vous, j'ai comme tout le monde quelques fragilités!

Pas vous?


23 novembre 2010



Crèche suspendue sur les bords de la Sambre. Namur , Mai 2008...


Julie, tête en l'air se tord les chevilles dans les graviers.
Car malgré les pieds cloués au sol, 
elle rêve, 
le temps d'une pause, 
les yeux tournés vers le ciel,
à l'innocence de l'enfance...

C'est si bon!


18 novembre 2010


J'aime l'abandon.
J'aime quand l'autre s'abandonne.
J'aime...


J'aime...

J'aime cette idée qu'à un moment donné dans la relation, il y ait une perte totale de contrôle, de maîtrise.
Ce moment où les gens ne sont plus leurs apparences, quand ils ne sont plus l'image qu'ils renvoient.
Quand d'un seul coup, il y a une espèce de dénuement, une nudité, pas seulement physique.
J'aime cet instant magique et fragile du dépouillement de soi.
Quand nos petites ou grandes barrières tombent, comme un présent que l'on offrirait à l'autre.
Juste pour lui, pour soi-même, comme ça.



17 novembre 2010


J'ai envie...

De glace à la fraise
De chanter à l'anglaise
De rêver à mon aise 
D'amour à la française

J'ai envie...

De rester dans le ton
Même si tu es un poison
Quand tu joues au polisson
La main dans mes jupons


J'ai envie...

De folie 
Quand par magie
Tes mains se délient
Pour se perdre
Malgré moi
Sur ce petit bout de moi...

Émoi! 

Au pied de mon arbre...


Au pied de mon arbre, je vivais heureuse...  Il a une petit air de famille, non?
Il est 6 heures, je m'éveille.

Ai-je besoin de dire ce que cela m'apporte de caresser de mes pieds nus le parquet de mon salon, pendant que le café coule, que le pain lève dans le ventre de mon four, alors que mon labrador est parti flairer dans les coins de mon jardin?

Dans ma campagne à ce moment de l'année, les matins sont des jours de fête pour lui. Dès l'aurore, il se précipite sans détour dans les sous-bois  chercher les traces nocturnes des renards et des biches. Il a ses habitudes. 

Et moi, les miennes...

En ce qui me concerne, c'est le moment où je me retrouve, où je rassemble mes impressions de la veille qui ont mûri la nuit, c'est cet espace temps durant lequel je prépare mes pensées, mes actes, et souvent mes écrits du jour.
Et aujourd'hui, alors que mes pieds cajolent le moelleux de l'écorce, un sentiment s'installe. Je regarde autour et en moi et je constate avec plaisir que j'ai enfin accepté l'idée que tout change à toute vitesse. Bien sûr je n'excelle pas encore dans le domaine, mes mains restent cramponnées à la barre pour compenser le mouvement, mais je m'assouplis, je deviens moins avide de rester "maître à bord".
Je n'ai plus peur, je crois. De moi!

Que votre journée soit belle!

16 novembre 2010

Chez moi... ce soir... au pied de mon chêne!
Le centre du monde.
Là où je prends racine.
Là, où mes ailes se déploient.
Mon bonheur ressemble à cela.
Non, croyez-moi, mon nombril n'est pas si gros que cela... ;-))

Derrière le sourire de Lisa


Et si le sourire de Lisa n'était rien de plus que le reflet de vos âmes lorsque penchés derrière vos écrans, vous découvrez la mine réjouie, la note d'un ami virtuel, un commentaire heureux à vos élucubrations généreuses...

Et si...

15 novembre 2010

Mon félin, cet été!!


J'aime la fragilité de cet instant qui semble ne servir à rien...

Sinon à me souvenir de l'instant!

Je suis et vous?


 
Mes statuettes africaines achetées lors de mon séjour au Bénin 1995-1997

"Ne dites pas trop de mal sur vous, on finirait par vous croire" disait Alphonse Allais...

Alors parfois, je  peaufine, raffine, enjolive, fignole, prend le contre-pied.... 

Je malaxe mon personnage tant et si bien que...

Je ne me crois plus.

Et, pour tout vous dire, c'est bien pire...


Donc...

Je suis boudeuse, râleuse, exigeante, curieuse, timide, distraite, désordonnée, collante, polluante, anxieuse, timide, débordée, bavarde, autoritaire, lente, méfiante, nerveuse, rancunière, impulsive renfermée, capricieuse, émotive, fataliste, impatiente, stressée, influençable, insouciante, compliquée, gourmande, dépensière, rigide, superficielle, irréaliste, défaitiste, laxiste, dispersée, insensible, austère, anarchiste, soumise, éparpillée, agitée, entêtée, paresseuse, légère, négligente, indifférente, molle, embourbée, agressive...

ET, Épuisée …  ;-)))


Julie, coupeuse de cheveux en 4!
Et vous?

10 novembre 2010

La lecture, un art de vivre...



Ma bibliothèque


La lecture est un art de vivre, sans doute pour moi le premier de tous.
Avec elle, j'ai appris à jouir et à me réjouir des cadeaux de la vie, même les matins tristes et moroses. Parce que la lecture est une porte qui s'ouvre sur le monde, parce qu'elle me décentre de moi-même, et m'aide à comprendre comme le dit François Bunel, que  "les invitations que nous lance la vie ne sont que des réponses à notre disponibilité."

La lecture, une convocation au bonheur.

Du plus loin que je  m'en souvienne, j'ai toujours aimé lire. Petite fille déjà, je me  rappelle de voyages en train pour aller visiter ma grand-mère et l'incontournable passage vers le kiosque de la gare. Le choix et le renoncement, les premiers dilemmes de ma vie. Et ce bonheur ensuite bercé par le ronronnement du train...

Combien de mots engrangés depuis, de mots soulignés, surlignés, annotés.  J'ai, je crois, épousé les mots à l'enfance. 
Je vis avec eux, ils m'accompagnent ...

Parce que les mots sont autant de ponts et de viaducs vers les choses et les Hommes.

Les mots, inventeurs d'arbres, de montagnes et vallées.

Les mots couleurs du temps...

De l'amour qui vient et passe, ou se construit petit à petit...


9 novembre 2010

Entre deux ramages...


Chante, sitelle, chante, sous mes fenêtres...


L'automne est parait-il un temps propice pour observer.
La nature se dénude, les feuilles jouent les filles de l'air...
Pour les citadins venus se perdre dans mes bois, il est plus aisé  pour eux de rencontrer ce grimpereau à cette période de l'année, aucun décor ne le dissimule plus, alors que généralement,  il passe inaperçu en dépit de son typique ramage.

Pourtant, pour moi, on dirait bien que l'automne court l'année durant  car été comme hiver, la sittelle me gratifie de sa présence en faisant résonner le pic aigu de son bec brisant  de ci  de là, noisettes et tournesols caramélisés contre le  mur de ma bicoque.

Quel émoi que ces mélodies, ces retours répétés, cette fidélité consentie...

Cette vie, la mienne qui prend sa source en elle.